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Avec cette nouvelle rubrique, je m’autorise à livrer quelques points de vue rapides sur des évènements ou des idées qui attirent, au hasard de la vie et de l’actualité, une réflexion brève et spontanée de ma part. Comme pour la « chronique » ( Cf. [020A--CHRONIQUE-DE-L-AVANCEMENT-DES-TRAVAUX] ), les derniers textes seront désormais les premiers.


Sur la page d’accueil cette rubrique est accessible par le lien accroché à ma signature.

 

 

 

 


Mardi 2 décembre 2003

J’ai ajouté une chronique du mois d’août et de septembre égarée dans l’ordinateur.

urame étant bien parti, je vais un peu revenir à mon « Anthologie » d’autant qu’imprecator présente des records de fréquentation, 11 visites par jour en novembre.

 

Vendredi 7 novembre 2003

La longue interruption s’explique par le temps consacré à urame. Si je n’ai de compte à rendre à personne, l’augmentation régulière de la fréquentation du site me culpabilise un peu, d’autant qu’il y tant de choses à dire. Voici quelques mots tirés l’actualité. La laïcité qui est intolérable aux intolérants, le « déclin » du pays qui hante de plus en plus de têtes lucides et la triste impression que laissent l’Europe et son avenir.

Tout ce que je peux lire ou entendre contre la laïcité me met très mal à l’aise car les religieux qui mènent le jeu, en bons tartuffes, savent parfaitement noyer leur visée totalitaire dans un discours rassurant récité sans hésitation sur la nature spirituelle de leurs revendications communautaristes. Qui osera leur dire que si notre régime constitutionnel ne leur convient pas, nous n’avons pas fermé nos frontières au point de les empêcher trouver le salut dans un Etat chiite ou wahabite qui répondrait mieux que le nôtre à leur quête de pureté. Si la France n’exprime pas massivement son désaveu devant les provocations de plus en plus fréquentes des fanatiques, il faut s’attendre dans un premier temps, le Moyen Orient alimentant les feux, à des luttes civiles violentes chroniques. Dans un second temps on s’orientera vers le scénario [2002-04-00---H-2042]. La responsabilité en incombe entièrement à nos prétendues élites politiques incapables pendant des lustres de prévenir cette évolution sinistre quand elles ne l’ont pas favorisée par opportunisme. Chacun mettra les noms qu’il  voudra sur cette langue de bois mais on aura compris que je vise les amateurs de « droits à la différence », apprentis sorciers de notre évolution vers le tribalisme. Le mal est inscrit dans la pensée dominante des années 70.

La France, dont on évoque ces derniers temps le déclin, m’inspire une autre inquiétude. Elle dispose d’à peu près tous les atouts pour rayonner dans le Monde, toute puissance modeste qu’elle soit par sa démographie, son territoire, son économie ou ses capacités stratégiques. Or depuis 25 ans ou presque, nos gouvernants semblent s’ingénier à couper les jambes, les bras sinon la tête à tous ceux qui voudraient se décarcasser pour elle, fût-ce en s’enrichissant au passage ou en y créant, sans rechercher prioritairement le profit, de nouvelles richesses. Tout ce qui conditionne son avenir a été sacrifié sur l’autel de fausses conquêtes sociales financées par endettement et par un taux record de chômage.

On en est arrivé à accréditer l’idée stupide qu’il y avait trop de pauvres parce qu’il y avait trop de riches !

A tirer sans compter des traites sur l’avenir, c’est moins le déclin qu’il faut craindre que la faillite. Le déclin ne sera donné qu’en surplus s’il n’est personne capable d’exploiter la faillite pour ressusciter le pays. Encore faudrait-il que les voix qui s’élèvent, de plus en plus nombreuses et c’est heureux, contre les illusions et les mensonges d’un « autre monde » aussi utopique et sanglant, s’il voyait le jour, que celui qu’annonçaient « les lendemains qui chantent », recueillent un peu plus d’écho dans le champ politique qui reste soumis, sous des formes nouvelles, au même terrorisme intellectuel que naguère. Si ce n’était pas le cas, la majorité politique aurait abrogé en six mois l’essentiel des entraves qui précipitent le pays vers le gouffre. On n’aura donc pas redressé les comptes en 2005 ou 2006, quoi qu’on nous dise.

Je n’ai pas d’affinités avec les souverainistes mais je n’en ai pas plus avec ceux qui pratiquent la fuite en avant. Les premiers qui n’ont en commun qu’une hostilité de principe, mènent un combat perdu et ne voient pas juste. Il s’en suit que les seconds semblent avoir le champ libre pour engager l’Europe vers un ingouvernable magma d’Etats et de nations hétéroclites. Profitant apparemment de ce que l’opinion ne comprend à peu près rien des institutions et des politiques européennes, ils avancent à marche forcée, comme pour créer des seuils irréversibles. Le rejet populaire est à peu prés sûr petit à petit. Moins sans doute sur les principes que sur les effets concrets et intolérables de ce qu’il va falloir concevoir pour concilier vingt cinq particularismes. La seule Europe qui pouvait prospérer était celle des six,  enrichie de l’Espagne et du Portugal.

 

AUTRE. Lundi 1er  septembre 2003

Je crois avoir vu juste en classant  dans une catégorie spécifique certains individus détectables à leur vocabulaire alourdi de mots comportant le préfixe «RE » et usant à tout propos des adjectifs « NOUVEAU » et  « AUTRE ».

Je dénommerai désormais, à défaut de meilleure qualification à trouver, ce « courant de pensée » ou cette attitude mentale, « L’AUTRISME ». J’en ai eu, voici déjà longtemps, conscience à la lecture du quotidien « le Monde », éminent spécialiste en la matière et grand maître en en critique hypocrite, notamment dans ses éditoriaux qui en usent à répétition mais je n’avais pas discerné qu’il s’agissait plus que d’un procédé facile et irritant. Il s’agissait en fait d’une façon d’être pervertie et sans doute délibérée pour apparaître intelligent quand on a la tête vide et d’une technique pour déconsidérer à bon marché sans effort de pensée, ceux dont on ne partage pas les idées.

La technique est simple, je ne sais qui l’a inventée et répandue mais elle vient certainement des bien pensants de gauche en panne d’idée depuis l’effondrement cataclysmique de l’illusion socialiste sous toutes ses formes, carcérale ou social démocrate. Elle consiste, après avoir analysé avec une pertinence convenable une situation difficile, rappelé, sur un ton de supériorité intellectuelle désabusée, au lecteur ou à l’auditeur la réponse que le « politique » a donnée à l’événement ou au problème, à conclure qu’il y avait une « autre » solution sans dire laquelle ou plus simplement encore « ce n’est pas la solution », mais surtout pas la réponse convenable qu’il fallait donner, ce qui laisse penser qu’il en existait une, écartée par sottise ou pour des raisons suspectes.

La confirmation m’est venue en écoutant ce matin un dialogue sur France Culture entre un agent de cette radio et l’auteur d’un livre intitulé « le goût de l’avenir ». Après des analyses qui me paraissaient justes, ledit auteur déclara que la démocratie était menacée, faute de volontarisme et d’idées dans le « politique », à droite comme à gauche, ( ce qui est juste), quand le citoyen entendait continuellement répéter : « il n’y a pas d’autres solutions ». J’entends pourtant des gens qui s’égosillent à proposer un autre monde. Alors ?

 

CANICULE. Le  31 août 2003

Avec urame je suis engagé dans un travail de bénédictin qui m’éloigne beaucoup du plaisir d’écrire et de penser. Et surtout d’écrire, quand le jardin ajoute ses longues corvées domestiques ; il y a eu pourtant beaucoup à voir, à lire et à entendre au cours de cet été. La canicule n’a pas frappé que les vieux, elle a tourné l’esprit à bien des gens qui se présentent comme sérieux dans les journaux ou sur les écrans des télévisions.

MILLE MILLIARDS DE DETTE ! le chiffre est inférieur à la réalité mais qu’importe. L’Etat n’est pas en bonne santé, il est comme atteint de diabète en n’osant refuser les sucreries à tous ceux qui lui demandent de payer leur propre faiblesse ou leur médiocrité. Cet endettement n’était pas un secret mais nul n’osait en parler. On aurait aimé penser que ce rappel à la réalité s’accompagnât d’une sorte de campagne en faveur de l’effort collectif ;  point. Le pire  scénario, celui  qui fait honte, a été choisi qui consiste à aller la queue basse à Bruxelles demander le pardon et l’autorisation de continuer à jeter l’argent par les fenêtres. « Des moyens ! des moyens !». On ne savait pas que le gouvernement avait fait sien le slogan préféré de la meute de paresseux qui tient le haut du pavé.

 LE PRIX DU FRANÇAIS. Nous nous en doutions un peu. Au yeux de nos gouvernants, toujours faibles et poltrons devant ceux de l’intérieur comme de l’extérieur, qui savent casser, un mort français assassiné par les bons soins d’un pays terroriste, vaut environ 50 fois moins cher que la peau d’un américain ou d’un anglais. C’est un autre sous produit de « l’exception française ». Au surplus notre diplomatie, quelle que soit la tribu aux affaires, se montre reconnaissante envers ceux qui tuent ses sujets en permettant d’élire à la commission des droits de l’homme de l’ONU, le représentant de l’Etat libyen, commanditaire impuni d’attentats. Comme disent les « bien pensants » la répression n’est pas une solution, (c’est d’ailleurs pourquoi la France avait refusé le droit de traverser notre espace aérien, aux avions américains qui allaient châtier le tyran fantasque et dangereux. Et la « réinsertion » de l’Etat voyou dans la bonne société des nations vaut bien que les victimes soient une seconde fois sacrifiées. En France, l’argent n’a jamais compensé la douleur. Pays de « pigeons » gouvernés par des dindons peureux.

NUIT FAUVE A VILNIUS. On ne comprend pas. Qu’un être aussi ouvert aux idées les plus généreuses, aussi prompt à dénoncer l’injustice d’un monde mondialisé,  puisse tuer sa femme comme un vulgaire ivrogne d’un roman de Zola, c’est de l’impensable et mérite avant qu’on ne se  prononce, que la justice soit passé.  Quelle consternation et quel désarroi dans la masse des intoxiqués par les « marchands d’illusions et de mensonges » qui voient l’une de leurs idoles ramené au rang de meurtrier  en état d’ébriété. Non ! ce n’est pas pensable ; c’est un mauvais rêve, « il restera des nôtres ». Comme quoi, il y a tuer et tuer. Comme ci-dessus. Dans les deux cas, il eut été meilleur que les faits et leurs auteurs soient soumis à notre justice. De compréhension en compassion, de peines fictives en réduction de peine, d’amnisties en  grâces présidentielles, les intéressés seraient sortis libres du Palais dit de justice, sans avoir rien à débourser. Mais malheur à celui qui, sans histoire et sans notoriété, renverse un enfant qui lui coupe la route car l’école lui a appris, qu’en tant que piétons, il avait tous les droits.

LARZAC. Souhaitons que le gouvernement ait compris et file droit dans uns mois. La campagne après la rue, entend dicter sa loi. Le gouvernement qui n’est ni sourd ni aveugle, a pris les devants en allant réclamer, sans honte, des moyens à Bruxelles et se garde bien de supprimer des emplois dans les administrations obèses. Emplâtre sur une jambe minée de gangrène avant d’être en bois.

LES CHALEURS DE L’ETE. Quelle aubaine quand on n’a rien à dire, que la température tue autant de gens. Le coupable une fois désigné, la suite va de soi. Je n’ajouterai qu’une observation puisque je n’ai rien vu, lu ou entendu sur ce terrain-là. On a plein la bouche du « service public », « à la française » bien sûr mais on méconnaît gravement l’incapacité de ces services à penser et agir ainsi que leur dramatique nullité dans le diagnostic, moins par manque d’intelligence et de savoir que par peur de déplaire. On ignore aussi leur état de vacance quasi permanent, conquêtes sociales aidant. Il existe bien ici ou là quelques sentinelles en mesure de recevoir une alerte, armé d’une un multitude de plans de secours à s’y perdre. Mais pour penser, il faut moins de moyens que de temps à y consacrer tandis que la mode est d’abord de se perdre en palabres. Et pour agir il faut être là, quelquefois nombreux. Par chance il existe encore des pompiers en ville. A la campagne, contre les feux de forêts, ils ne servent pas à grand chose. Qui a vu des pompiers armés de tout ce qu’ils voudraient, éteindre dix feux de forêts partis en même temps par jour de grands vents ? (Seuls les sots, qui croyent aux feux provoqués par des  mégots, demanderont des moyens )

Quel bel été !

 

Mardi 3 juin 2003

Plus nous avançons dans l’année, plus nous voyons une masse d’intoxiqués occuper le devant de la scène. Le gouvernement n’a rien choisi puisqu’il lui fallait bien s’attaquer, fût-ce modestement, aux retraites. Il n’était pas nécessaire d’aggraver la décentralisation mais il s’est donné le plaisir ineffable de réformer la constitution. Pour quel profit pour le pays? S’il croit changer quelque chose en Corse il se met le doigt dans l’œil. S’il croit réformer l’Etat en en décentralisant certains personnels de l’Education Nationale, il se trompe tout autant. Les vraies questions restent à poser. Elles ne le seront vraiment qu’avec un pouvoir prêt au scénario de la stratégie offensive  ( Cf. [1997-01-09---H-POLITIQUE-ET-POLITIQUES]§ 72 ). On y viendra un jour mais je ne vois personne à la hauteur.

 

Dimanche 4 Mai 2003

Les faits : des manifestations pour les retraites, un ministre qui se fait huer par ceux qui réclament notre hospitalité, une ridicule réunion d’un quarteron de peureux qui se met soudainement en tête de défendre l’EUROPE, des propos tolérants et ouverts du Premier ministre devant le conseil des musulmans.

Tout semble confirmer que la France se décomposera avec le concours actif de ceux qui sont les moins exposés. Les plus satisfaits sont naturellement ceux qui nous gouvernent et songent plus à suivre le vent qu’à tenir un cap. Ma petite « théorie de la rente » dont notre pays bénéficierait s’applique tout autant à l’Europe qui, en s’élargissant, ne sera plus qu’un rassemblement ingouvernable de peuples convertis à la facilité. Rien ne permet de discerner un retournement ou un sursaut. La phase « irakienne » de l’hiver a montré comment on savait maintenir la paix intérieurs en France et on a vu que sur la question du voile notre Premier ministre savait se faire aimer ou de se faire huer comme un vulgaire ministre de l’intérieur. Les créatures politiques savent très vite apprendre. 

Il n’était pas facile de fournir en si peu de temps autant de preuves que nous n’étions que des vieux.

 

Vu Lu Entendu

 

 Le 29 septembre 2002

Entendu sur une radio, peut être Europe N°1, après la condamnation sévère d’une bande de violeurs d’une fille de 14  ou 15 ans en banlieue parisienne.

Un père de violeur scandalisé par le verdict :

«  On la voyait à 2 heures du matin sur la dalle… Vous appelez ça un viol…..etc »

Cette réflexion spontanée et sincère en dit plus long que de longues analyses de sociologues justifiant l’inqualifiable au nom de l’ouverture d’esprit que chacun doit avoir sur les « incivilités » , quand il regarde les crimes et les délits commis dans ces territoires qui coûtent si chers au contribuable en éducateurs trotskistes, mal rasés, sales et dépenaillés!

La fille en question n’était sans doute pas une vierge. Sa faute ? Dans son entourage, on le savait certainement. Elle portait peut être une jupe mais pas de foulard sur la tête,  elle traînait le soir et au pire s’envoyait de temps en temps en l’air avec qui lui plaisait. Ce n’était donc plus une fille respectable selon les normes en vigueur dans certains milieux qui ne regardent pas nécessairement de très près l’argent qui remplit les poches de « réémistes » qui roulent en BMW ; elle pouvait donc être violée à la chaîne en toute impunité.

Le verdict est, pour cette raison, intolérable puisqu’il punit des individus qui ne commettaient aucun mal en violant une personne qui avait transgressé leurs mœurs.

 

Le 4 octobre 2002. Permis de conduire !

Lu dans Var-Matin du 4 octobre 2002  «  9% des conducteurs ne sont pas en règle » c’est à dire roulent sans permis de conduire.. Soit 2,7 millions de faux permis. Ça triche à tous les stades et les faussaires s’en donnent à cœur joie car « on n’arrive plus à détecter les faux (permis) des vrais ».

Voici un cas exemplaire de plus de pathologie administrative et d’incompétence majeure dans l’administration de l’Etat. Mais après cela on durcira la réglementation en mettant des radars supplémentaires sur les autoroutes où le taux d’accidents est le plus faible. On fait ce qu’on peut pour donner l’impression de faire.

La question des permis falsifiés aussi vrais que des vrais est un faux problème.

Le journal cite un chercheur (Méfiez vous des chercheurs administratifs, ils ne trouvent jamais rien !), M Christophe Naudin,  chercheur au département des menaces criminelles contemporaines, «Avec les nouvelles techniques des contrefacteurs, on n’arrive plus à détecter les faux des vrais» dit-il. Les nouvelles techniques ont bon dos pour cacher l’indigence intellectuelle.

Elle illustre comment notre administration se noie dans un verre d’eau. Naturellement quand les choses sont aussi mal gérées depuis des décennies, il faut tout reprendre à la base. On n’aurait cependant guère besoin de technique bien sophistiquées pour rendre la falsification détectable sans difficulté. Il faudrait à cet effet que le numéro du permis soit constitué d’une série continue annuelle par département de 5 ou 6 chiffres aux côtés du numéro du département, de la date de délivrance et pour être plus explicite, de la nature du permis et du sexe du bénéficiaire. 

Exemples

* 75-1952-05-12-H-00145-VL pour le 145ième permis délivré le 12 mai 1952 à Paris à M AZXY.

* ou 83-1972-02-15-F-00258-PL pour le 258ième permis délivré le 15 février 1972 dans le Var à Mme  DRBS qui aurait obtenu un permis poids lourds.

Comment falsifier cet « identifiant » puisqu’il n’y peut y en avoir qu’un seul, à ce lieu et à cette date ?

J’avais découvert jadis la nature infalsifiable d’un document administratif courant quand un architecte indélicat avait  produit un faux certificat d’urbanisme positif. Le numéro du certificat est constitué d’un ensemble d’éléments ( numéro de département,  de commune, date et ordre de délivrance,  etc) qui constitue un identifiant unique. Le faux document n’a pas d’existence dans les archives et si on prend un numéro existant,  on trouve par définition à sa place le véritable et authentique document, ce qui démontre sans peine la nature falsifiée du document produit par le tricheur.

Encore faut-il avoir des archives ? Allez donc consulter les archives du permis de conduire dans les préfectures et vous aurez compris pourquoi il est si facile de trafiquer les permis.

Tout est sans doute à refaire.

Avec l’informatique, en plus, la consultation des archives ne serait qu’un jeu d’enfant et pourrait même se faire en temps réel, sur la route.

Ajoutons qu’il en est de même des cartes d’identité et passeports ou de tout autre titre délivré par une autorité publique. Tout est une question de classement, donc d’identifiant unique lié à une date, à un lieu et à un numéro ordinal issu d’une suite ininterrompue. Les anciens avaient inventé le registre aux pages collées et numérotées. Allez donc falsifier un registre d’état civil.

Mais depuis nous avons des chercheurs au département des menaces criminelles contemporaines. C’est sans doute pourquoi on ne retrouve bien que les honnêtes gens.

 

24 octobre 2002. PETITION.

Rassurante constante française, on retrouve toujours les mêmes pour soutenir la criminalité, attitude qui correspond chez certains à la volonté d’accélérer la décomposition d’un système ( démocratique et libéral tout de même ) que leurs esprits sous l’emprise d’une idéologie criminelle du siècle passé,  n’acceptent pas ; chez d’autres, on ne voit pas d’autres raisons que misérables attitude stupidement politicienne à courte vue. Peu importe.

Le fait rare et nouveau est la réplique cinglante et juste du ministre de l’intérieur. Elle n’était pas, pour une fois, dans langue de bois dont on continue à nous assommer. Hélas le même semble faire fausse route sur la Corse, il ne sera pas récompensé s’il en attend de la reconnaissance et la fin des désordres.  « Naîf » ou politicien.

 

25 octobre 2002EUROPE !

L’Europe, dans l’autosatisfaction des uns qui lui sont favorables, et sous le silence de ceux qui ne l’aiment pas, vient de signer son arrête de mort, en tant que communauté telle que nous la connaissions avec ses mérites et ses inconvénients, ses forces réelles et ses dérèglements. A 15, elle fonctionnait difficilement ; à 25, elle sera ruineuse et paralysée. Les « naîfs » qui se rassurent toujours à bon compte,  attendent avec tranquillité d’esprit la réponse de la commission présidée par le « génie des volcans ».

Au total, l’Europe se dirige vers une zone de libre échange assortie de redistribution d’argent pour se faire accepter. Ce ne sera peut être pas plus mal par certains côtés, ce sera la certitude de son impuissance face au défi de l’Histoire qui, en ce début de millénaire, ne semblent pas manquer.

 

27 octobre 2002. DECENTRALISATION.

Dans une France,

* dont les institutions fonctionnent de plus en plus mal,

* dont la classe politique est largement déconsidérée,

* pourvue d’un Etat obèse incapable de maîtriser ses dépenses, de se réformer, de faire appliquer les lois, d’ajuster la fiscalité ( et de la baisser) à la répartition des compétences pour qu’un contrôle un peu plus réel s’exerce sur le décideur public local qui dépense un argent qu’il n’a pas gagné,

* livrée à une « pollution juridique » en exponentielle croissance sous le besoin de minorités et de gouvernants aux abois prêts à tout pour  se faire valoir en prenant des lois aussi aisément qu’on se rend au cabinet,

Qu’a-t-on trouvé en réponse à ces impuissances ?

Donner plus de poids au clientélisme et aux féodalités, leur permettre de participer à l’orgasme juridique en leur attribuant une sorte de pouvoir de réglementer,  etc, etc …sous couvert d’expérimentation…

Il ne restera bientôt plus qu’à tirer la chasse ou sa révérence quand on en a la possibilité et aller ailleurs où la sottise ne pas se débite pas à jet continu des tourments  nouveaux sur les gens de bonne volonté.

 

23 novembre 2002. PERSPECTIVES

Nigeria, Anvers, au delà des attentats, et de la délinquance de droit commun qui est toujours soigneusement dissimulée pour ne pas mettre de l’huile sur le feu et accroître le nombre de racistes qui, comme on sait est particulièrement élevé chez nous, le monde, l’Europe et ses démocraties molles, sont en passe d’être mis à feu et à sang par les islamistes. Ils vont devenir de plus en plus exigeants et suivant l’exemple de nos « progressistes » qui cassent ce qui leur plaît pour se faire entendre sans craindre d’être punis, les pouvoirs publics auront bientôt à faire face sur trois fronts qui entreront tôt ou tard en interférences :

* le terrorisme international

* la délinquance de droit commun

* les revendications identitaires, religieuses, ethniques, linguistiques, etc…et leur mise en musique politique comme on en connaît dans le domaine intérieur avec les façades légales d’organisations clandestines sans foi ni loi.

Il serait étonnant qu’avec 6 millions de musulmans dans notre pays, il n’y en ait pas selon l’universelle  courbe de Gauss :

* quelques petits % qui se plaisent dans le terrorisme international, le pus noble,

* quelques petits % qui baignent dans le crime et le délit de droit commun, le plus rentable

* un masse amorphe et soumise susceptible d’être à l’occasion prise à témoin par

* quelques % entrant en militantisme ouvert, « démocratique » et revendicatif,

* quelques % parfaitement intégrés et exposés à la réprobation et aux représailles.

Les conditions d’un guerre civile, à consonance ethno-religieuse, sont en train de se former sous nos yeux aveuglés par plus de vingt ans de pousse au crime et de terrorisme intellectuel exploités avec cynisme et hypocrisie. Il est vrai que c’était au nom  des plus hautes valeurs dont les gens au pouvoir avaient le monopole. Inquiétante perspective pour les peuples européens.

Je plains les braves gens qui croyent dans Allah sans avoir le goût de convertir leurs voisins. On s’en méfiera de plus en plus d’eux, qu’ils soient en chemise cravate ou en blue jeans casquette, ils auront plus de difficultés à nouer des relations normales et fraternelles avec leur voisinage quand ils auront pu se soustraire à l’emprise de leur communauté, triste perspective pour les plus nombreux.

On aimerait un pouvoir qui ne cache derrière son petit doigt les enjeux sur cet autre terrain comme il en a pris l’habitude depuis des années sur la plupart des problèmes qui se posent à notre pays.

 

27 novembre 2002.  NOUVEAUX REACTIONNAIRES

Le livre qui « rappelle à l’ordre » on ne sait qui,  comme si l’ordre prenait soudainement une valeur respectable,  a le mérite éminent de  me faire savoir que je suis bien moins seul que je ne le pensais. Mon irrigation intellectuelle, toute limitée qu’elle fût, me faisait croiser de temps à autre, dans quelques rares journaux ou sur quelques chaînes de télévision, des esprits qui ne semblaient pas entièrement acquis à la pensée dominante, affublée dans mes écrits de plusieurs vocables péjoratifs au sens relativement précis ( Cf. [1995--GLOSSAIRE-PERSONNEL] ). Toutefois je mettais ces déviances sur le compte du besoin de se singulariser que tout individu porte en lui comme une croix et qui lui fait souvent dire ou faire le contraire de ses convictions intimes, par peur, opportunisme, conformisme, facilité ou je ne sais quoi.

Si être « nouveau réactionnaire » ou réactionnaire tout court, comme on m’a si souvent qualifié, sinon de fasciste à l’occasion, c’est classer mai 68 parmi les catastrophes nationales, non point pour la liberté des mœurs qui était en bonne voie depuis 10 ans et ne doit rien ou presque aux tristes évènements sauf pour quelques pucelles de la bonne société, mais pour l’apologie de la mollesse, pour la négation du sens de l’effort personnel, pour l’explication « sociale » de tous les malheurs individuels, pour la croyance aveugle dans la bonté de l’individu, pour la revendication permanente de « droits à » et de « droits de », pour la réprobation du « Devoir », qui est inséparable de la dignité humaine, alors je le suis depuis l’âge de raison. Sinon plus tôt par certains côtés.

Il est heureux de se trouver en si bonne compagnie même si je n’ai pas d ‘admiration spéciale pour certains des sectateurs mis au pilori par la pensée « généreuse » et « tolérante » qui a pour règle de couper  la tête à ses ennemis ou de les bannir dans les ténèbres extérieures.

Cet évènement est dérisoire en lui-même. Quel intérêt de s’en prendre de cette façon à des gens qui ne pensent pas « comme il faut ». « De cette façon », je le répète en le coloriant en vert,  ( Cf. LEGENDE ), car il ne s’agit pas de contestation d’une pensée adverse qu’on a toujours le droit de critiquer quand on ne la partage pas, mais de l’accusation de faire partie d’une secte qui respecterait plus les dogmes admis.  C’est vraisemblablement le signe de la fin de l’époque où « démocratolâtres » et « nouveaux conformiste » faisaient la loi. On s’en réjouira sans pavoiser car le « pouvoir politique » toujours en retard d’une guerre, à quelques rares exceptions près, restent entièrement soumis à la « bonne pensée » et s’il s ‘en écarte c’est moins par un retour à la raison  primaire mais pour plaire à d’autres minorités qu’il craint.

Loin est encore devant nous le temps de la libre pensée, quand enfin les individus oseront regarder les choses comme elles sont et les appeler par leur nom.

 

 

LA RUBRIQUE A ETE INTERROMPUE AVANT MEME D’ETRE INTRODUITE DANS LE SITE, A CAUSE DE DECOURAGEANTS ENNUIS AVEC WINDOWS.

ELLE REPRENDRA BIENTOT